ch sign

Idées reçuesBat­tons-les en brèche!

Le lait et les produits laitiers font souvent l'objet de discussions critiques. Nombreuses sont les légendes qui circulent sur l'alimentation. Comment démêler le vrai du faux? Nous abordons les idées reçues les plus courantes.

Les réponses et les conseils de spé­cia­listes

Le lait est un aliment riche et varié pour le nourrisson et l'enfant, mais aussi pour l'adulte. Il est une source idéale de calcium, indispensable à la formation de l'ossature, et fournit en même temps des protéines de haute valeur nutritive et de la vitamine D. Grâce à ce trio de nutriments, le lait contribue à la santé des os. La plus grande partie de la population digère sans problème les produits laitiers.

Grâce à une évolution génétique, la plupart des populations d'Europe centrale et du Nord digèrent bien le lait et le lactose, surtout dans les pays où la production laitière a une longue tradition. Même si on ne digère pas bien le lactose, il n'est pas nécessaire de renoncer aux produits laitiers. Le plus souvent, seul le lait provoque des troubles. Les laitages fermentés comme le yogourt sont en général bien tolérés. Les fromages affinés ne contiennent plus de lactose et peuvent être consommés sans problème. Il ne faudrait en aucun cas supprimer le lait, car il est riche en nutriments variés.

Le conseil de l'expert

La règle pour petits et grands: le lait et les produits laitiers sont des éléments indispensables d'une alimentation équilibrée. En particulier pour les protéines, le calcium et les vitamines B.

La règle de trois pour bien manger

  • Combinez des denrées d'origines animale et végétale. 
  • Consommez chaque jour trois portions de lait et de produits laitiers. 
  • Donnez la préférence aux produits indigènes, de saison et peu transformés.
Le saviez-vous?
Oui
93%
Non
7%

Bien sûr que si! Comme les enfants, les adultes profitent des bienfaits du lait pour la santé. Excellente source de calcium et de protéines, il contient aussi des acides gras essentiels, de l'iode, du zinc, du magnésium et les vitamines A, B, D et E. Le lait est une denrée alimentaire de base naturelle et ne devrait pas manquer dans les repas quotidiens. Prétendre que le lait n'est pas digeste et n'est pas pour les adultes est un mythe.

La majeure partie de la population suisse tolère le lait. Grâce à une modification génétique intervenue il y a plus de 7500 ans, les adultes aussi produisent de la lactase, l'enzyme responsable de la digestion du lactose. Les personnes intolérantes, qui ne digèrent pas bien le lactose, sont peu nombreuses. Elles supportent cependant souvent le yogourt, car les bactéries lactiques qu'il contient favorisent la digestion. Le beurre et les fromages affinés ne posent aucun problème, car ces produits ne contiennent pas de lactose ou uniquement sous forme de traces.

Le conseil de l'expert

Les troubles digestifs ont des causes variées. En renonçant à certains aliments en cas de problème persistant, on court le risque de souffrir de carences. L'intolérant au lactose doit déterminer la quantité de lactose tolérée pour pouvoir adapter son alimentation en conséquence. Pour un résultat probant, il faut consulter un spécialiste.

Trois bonnes pratiques

  • Trois portions de lait et de produits laitiers par jour font partie intégrante d'une alimentation équilibrée, même en cas d'intolérance.
  • Préférer les produits au lait entier sans sucre ajouté.
  • Grâce à leur grande diversité, les produits laitiers trouvent leur place à chaque repas.
Le saviez-vous?
Oui
84%
Non
16%

Environ un adulte sur cinq croit souffrir d'une allergie alimentaire. Pourtant, après un examen médical approfondi, seuls 4 à 8 % de la population s'avèrent être allergiques. Les adultes sont plutôt sujets à des intolérances à certains composants alimentaires comme le lactose, le fructose ou le gluten. Contrairement aux allergies, celles-ci, bien que désagréables, ne mettent pas la vie en danger.

Les nourrissons et les jeunes enfants sont presque les seuls à être atteints d'allergies au lait de vache, aux œufs et au blé. Mais la probabilité est grande que ces dernières disparaissent avant l'âge de la scolarité. Il faut noter que renoncer aux aliments potentiellement allergènes ne protège pas les enfants des allergies. Au contraire: l'introduction précoce dans l'alimentation de produits tels que le blé, le poisson et le lait, a un effet préventif. Les adultes développent principalement des réactions allergiques aux fruits, aux légumes et aux fruits à coque, qui sont souvent dues à une allergie croisée liée au pollen.

Le conseil de l'expert

Aujourd'hui, on renonce trop souvent inutilement à des aliments, notamment à des denrées de base importantes, parce qu'on pense ne pas les tolérer. En s'alimentant de façon variée, et en évitant de renoncer préventivement à des aliments supposés allergènes, les futures mamans rendent service à leurs enfants.

3 conseils pour la prévention des allergies

  • Ne pas renoncer à certains aliments durant la grossesse et l'allaitement; en particulier le poisson et le lait semblent avoir un effet protecteur.
  • L'allaitement exclusif est recommandé durant les quatre premiers mois de l'enfant.
  • Introduire les premiers aliments solides au plus tôt à partir du 5e mois et au plus tard à partir du 7e, tout en continuant d'allaiter.
Le saviez-vous?
Oui
82%
Non
18%

Ballonnements, crampes, diarrhée: on accuse souvent le lait d'être la cause de ces maux. Pourtant, les troubles digestifs peuvent avoir de nombreuses origines. C'est pourquoi il est essentiel de consulter un spécialiste et d'adapter son alimentation le cas échéant. Si une intolérance au lactose est diagnostiquée, cela ne signifie cependant pas qu'il faille renoncer aux produits laitiers.

Généralement, ce n'est que durant les premières semaines suivant le diagnostic qu'il faut exclure le lactose de son alimentation. On peut très bien consommer du fromage, qui est naturellement exempt de lactose, et du beurre. Une fois les désagréments passés, les produits laitiers et les autres aliments contenant du lactose sont lentement réintroduits. On teste alors progressivement quelle quantité de lactose est tolérée. Une personne qui renonce entièrement au lait et aux produits laitiers s'expose à des carences nutritionnelles. Il n'est en effet pas possible d'atteindre un bilan calcique équilibré en consommant uniquement des aliments riches en calcium comme le brocoli ou les épinards.

Le conseil de l'expert

Une personne qui renonce aux produits laitiers, sans qu'un diagnostic d'intolérance n'ait été établi, se limite inutilement et risque de manquer de calcium. Pour être sûr, mieux vaut consulter un spécialiste. En cas d'intolérance au lactose, il faut déterminer quelle est la quantité de lactose tolérée et adapter son alimentation en conséquence.

3 conseils en cas d'intolérance au lactose

  • Répartir la consommation d'aliments contenant du lactose sur la journée et les intégrer à un repas.
  • Le fromage affiné à pâte mi-dure, dure ou extra-dure ne contient pas de lactose; le fromage à pâte molle peut en contenir des traces.  
  • Le lait et les yogourts sans lactose constituent une bonne solution de remplacement.
Le saviez-vous?
Oui
65%
Non
35%

Le lactose est le sucre naturel du lait. Pour pouvoir être digéré, il doit être préalablement scindé en ses composants dans l'intestin par l'enzyme lactase. Certaines personnes ne produisent pas assez de lactase pour dégrader complètement le lactose. Le lactose non dégradé passe ainsi dans le gros intestin, ce qui provoque des troubles tels que des ballonnements et des diarrhées. On parle alors d'intolérance au lactose.

Les protéines du lait peuvent par contre provoquer des réactions allergiques au niveau de la peau et des voies respiratoires en activant le système immunitaire. Rare chez les adultes, ce genre d'allergie ne touche pratiquement que les enfants en bas âge et les nourrissons. Qui pense souffrir d'une intolérance ou d'une allergie devrait se faire examiner par un spécialiste et en aucun cas se priver d'aliments sans avoir au préalable procédé à de soigneuses investigations.

Le conseil du spécialiste

L'intolérant au lactose peut adapter sa consommation de lactose. Par contre, les personnes allergiques aux protéines du lait doivent y renoncer complètement. Cette allergie touche principalement les enfants en bas âge et les nourrissons, chez qui elle disparaît généralement d'elle-même.

La règle de trois pour bien manger

  • Consultez un spécialiste si vous avez régulièrement des problèmes après avoir mangé.
  • En cas de diagnostic d'allergie, renoncez à l'aliment allergène et remplacez au besoin les nutriments manquants.
  • En cas de diagnostic d'intolérance, adaptez votre alimentation de manière à prendre en ompte tous les groupes d'aliments et à consommer trois portions de lait par jour
Le saviez-vous?
Oui
66%
Non
34%

Lors de problèmes tels que ballonnements et maux de ventre, on soupçonne facilement une intolérance alimentaire. Le responsable supposé – souvent d’abord le lait – est rapidement éliminé de l’assiette. Et si le résultat espéré ne peut être obtenu, ce sont d’autres aliments qui seront bannis.

Il est déconseillé de renoncer sans nécessité dictée par la santé à des aliments de base comme le lait, la viande ou les œufs. Plus on exclut systématiquement d’aliments, plus on risque de se nourrir de manière déséquilibrée et de souffrir de déficits nutritionnels et de carences. Les femmes enceintes et leur enfant à naître, celles qui allaitent, les nourrissons, les enfants, les jeunes en pleine croissance ainsi que les personnes âgées ont des besoins nutritionnels spécifiques et dépendent d’une alimentation leur imposant le moins possible de restrictions artificielles.

Le conseil du spécialiste

Le lait est un important aliment de base. Il contribue largement à la couverture des besoins en nutriments, en minéraux et en vitamines. Se priver par précaution d’aliments d’origine animale est scientifiquement infondé. Des études montrent que les enfants qui sont tôt en contact avec des allergènes et qu’on laisse parfois jouer dans la saleté risquent moins de développer plus tard des allergies.

La règle de trois pour bien manger 

  • Ne renoncez pas sans avoir de bonnes raisons à certains aliments et, surtout, ne privez les enfants de rien par mesure de précaution. 
  • Veillez à intégrer tous les groupes d’aliments dans l’alimentation. 
  • Combinez les aliments d’origine animale et végétale.
Le saviez-vous?
Oui
76%
Non
24%

L’offre en boissons à base de céréales, de fruits à coque et de soja s’est élargie. On peut bien sûr préparer les céréales du matin avec une boisson au riz ou la purée de pommes de terre avec une boisson à l’avoine. Mais remplacer le lait par des boissons végétales n’apporte rien du point de vue santé. Ces dernières fournissent nettement moins de nutriments, mais contiennent beaucoup d’eau et quelques calories vides pour un coût nettement plus élevé que le lait de vache.

Le lait suisse est en revanche naturel, et c’est un véritable concentré de nutriments. Produit dans des exploitations familiales, il est transporté sur de courtes distances et très peu transformé. Les sceptiques ont beau affirmer que le lait n’est pas nécessaire et sans importance pour la santé, la science de la nutrition prouve régulièrement le contraire. L’équilibre entre les composants du lait est parfait, de sorte que ceux-ci se complètent sans jamais s’entraver mutuellement.

Le conseil du spécialiste

En Suisse, pays d’herbages, la production laitière est adaptée aux conditions géographiques et de ce fait en accord avec l’écologie. Les substituts du lait ne sont pas une nécessité. La plupart des individus intolérants au lactose supportent encore de très nombreux produits laitiers. La meilleure solution, c’est de tester votre seuil de tolérance personnel avec votre diététicienne.

3 conseils pour bien manger

  • Prenez des repas réguliers, ni trop consistants, ni trop légers.
  • Pensez à consommer des denrées alimentaires indigènes, régionales et de saison.
  • En cas d’intolérance, optez pour des produits laitiers pauvres en lactose comme le fromage, ou pour le lait et les yogourts délactosés.
Le saviez-vous?
Oui
76%
Non
24%

Il semble que le nombre d'individus souffrant d'une intolérance ou d'une allergie alimentaire est en hausse. Or, dans les faits, les allergies alimentaires ne touchent que 4 à 8% de la population – contre 20% pour le pollen et les allergies de contact.

Les personnes souffrant d'une allergie alimentaire réagissent le plus souvent aux noix, aux noisettes, au céleri, aux pommes et aux kiwis. Une allergie à la protéine du lait est peu fréquente chez les adultes. S'il a été prouvé qu'il s'agit d'une allergie, les aliments concernés doivent être évités. Si ce n'est pas le cas, il n'y a pas lieu de restreindre inutilement son alimentation. Pour la plupart des gens, le blé, le lait et les autres aliments ne posent aucun problème.

Conseil

Plutôt que de se priver inutilement, il est recommandé de manger de manière équilibrée et réfléchie. La plupart des personnes intolérantes au lactose supportent un verre de lait par jour, surtout si celui-ci est réparti en petites portions durant la journée et consommé avec d’autres aliments. Exclure complètement l’aliment n’est nécessaire qu’en cas d’allergie. En cas d’intolérance, il faut trouver la quantité qui peut être consommée sans que cela n’engendre de troubles.

 3 conseils en cas de troubles digestifs

  • Adressez-vous à un spécialiste si vous souffrez constamment de troubles digestifs.
  • Adaptez votre alimentation avec l’aide d’un spécialiste de la nutrition.
  • Mangez et buvez de manière variée, même en cas d’allergie ou d’intolérance, et n’évitez les aliments que si vous avez la preuve qu’ils provoquent chez vous une allergie ou une intolérance.
Le saviez-vous?
Oui
88%
Non
12%

Notre monde industrialisé est un véritable pays de cocagne. Il est possible de boire et de manger partout et à n'importe quelle heure de la journée. Nos aliments sont de bonne qualité. Tout va bien pour nous, pourrait-on penser. Et pourtant, de plus en plus de gens renoncent à certains aliments ou leur cherchent des substituts.

Les boissons à base de céréales, de fruits à coque et de soja ont depuis longtemps une place bien établie sur les rayons des détaillants. Les habitués au lait de vache mettent sans doute un certain temps à se faire à leur goût. La plupart des boissons végétales peuvent être utilisées en cuisine comme le lait de vache. Mais il y a d'énormes différences pour ce qui est de la composition. Les boissons végétales contiennent moins de matière grasse et de protéines que le lait de vache, mais plus de glucides et de sucre. Quant à leur teneur en calcium, elle est loin de rejoindre celle du lait de vache. 

Les boissons végétales sont généralement des produits hautement transformés. Leur fabrication passe par des étapes de broyage, de rinçage, de cuisson, de fermentation, de tamisage, de filtrage, d'émulsion, de chauffage à ultra-haute température, sans lesquelles on n'obtiendrait pas la consistance et le goût souhaités. Le lait de vache est par contre un produit disponible à l'état naturel obtenu par la traite, qui est pasteurisé et homogénéisé.

Marianne Botta Diener, ingénieure dipl. EPF en technologie alimentaire: "Beaucoup de gens font aujourd'hui de la nourriture une religion. L'alimentation équilibrée est pourtant la clé de la santé."

Conseils pratiques

  • Cuisinez vous-même et choisissez des aliments de base indigènes
  • La pyramide alimentaire est la clé d'une alimentation équilibrée
  • Offrez-vous chaque jour trois portions de lait et de produits laitiers
Le saviez-vous?
Oui
70%
Non
30%

Le calcium est un important composant de l'os. Environ 99% du calcium de notre corps se trouve dans le squelette. Chaque jour, notre corps en remplace jusqu'à 1000 milligrammes, quantité que nous pouvons lui procurer très facilement en consommant trois portions journalières de lait et de produits laitiers.

La thèse selon laquelle les protéines du lait entraînent un excès d'acide dans l'organisme, et que celui-ci doit être compensé par du calcium "volé" aux os, reste une légende. L'ingestion de protéines ne fait pas diminuer la densité osseuse et ne déminéralise pas le squelette. Et le lait ne fait pas augmenter le risque d'ostéoporose et de fractures.

Le lait ne peut cependant pas empêcher l'ostéoporose qui survient avec le grand âge. En effet, l'apport de calcium n'est qu'un des nombreux facteurs agissant sur la santé osseuse. Une chose est sûre, toutefois: le fait d'absorber suffisamment de calcium, et donc de lait, pendant l'enfance et la jeunesse (la phase de formation des os), influence favorablement la masse et la minéralisation osseuses.

Conseils pratiques

  • Consommez chaque jour trois portions de lait et de produits laitiers
  • Mangez équilibré et varié
  • Bougez régulièrement en plein air
Le saviez-vous?
Oui
83%
Non
17%

L'intolérance au lactose n'est pas une maladie, mais un phénomène de vieillissement tout à fait normal. Il ne faut pas la confondre avec l'allergie aux protéines du lait. Avec l'âge, l'organisme produit de moins en moins de lactase, une enzyme digestive. Lorsque la production de lactase est fortement réduite et que la consommation d'aliments contenant du lactose entraîne des troubles digestifs, on parle d'intolérance au lactose.

Toutefois, la plupart des intolérants au lactose peuvent continuer à manger presque normalement. Une adaptation progressive et ciblée de l'alimentation permet de déterminer le seuil de tolérance individuel. En général, ce ne sont que le lait, le babeurre et le petit-lait qui déclenchent des troubles.

Lorsque des produits laitiers tels que le yogourt, la mozzarella ou la feta sont consommés au cours d'un repas, ils sont mieux tolérés. Le fromage est exempt de lactose, celui-ci étant éliminé lors de la séparation du petit-lait, et le lactose restant dégradé par des bactéries lors de l'affinage.

Tania Lehmann, BSc HES-SO, diététicienne diplômée ASDD: «Il est nécessaire de demander un conseil diététique personnalisé si l’on souffre d’intolérance au lactose. La plupart des intolérants supportent encore de nombreux produits laitiers.»

Conseils pratiques

  • Le fromage est exempt de lactose et donc bien digéré.
  • Pour le yogourt, il faut déterminer son seuil de tolérance individuel.
  • Le lait peut être remplacé par du lait sans lactose.
Le saviez-vous?
Oui
68%
Non
32%

Chez le nourrisson, la digestion du lait commence dans l’estomac, sous l’effet d’une enzyme protéolytique appelée gastricine. Chez l’enfant plus âgé et l’adulte, c’est l’acide gastrique qui se charge de cette tâche. L’organisme ne produit plus de gastricine.

En effet, le suc gastrique, très acide, endommagerait la fragile muqueuse gastrique du nourrisson. Les protéines du lait sont dans l’ensemble valorisées à presque 100% et comptent parmi les protéines les plus digestes qui soient, pour l’adulte aussi.

Les protéines du lait ont un effet rassasiant durable, ce qui permet de maintenir une glycémie constante et d'éviter les fringales. Elles fournissent en outre des acides aminés essentiels, comme la leucine, qui protège les muscles, ou le tryptophane, qui est transformé en sérotonine par l'organisme et est donc garant de bonne humeur.

Conseils pratiques

  • Une alimentation équilibrée compte trois produits laitiers par jour.
  • Préférer les produits naturels complets sans sucre ajouté.
  • La palette de produits laitiers est si vaste, qu'on peut les intégrer à chaque repas.
Le saviez-vous?
Oui
67%
Non
33%

Les allergies alimentaires sont bien plus rares qu’on ne l’imagine. Seuls 4 à 8% des Suisses sont allergiques à un aliment. L’allergie au pollen est la plus répandue.

Les nourrissons et les petits enfants sont souvent allergiques à des aliments de base comme les œufs, le lait, les fruits à coque, le soja ou le blé, mais l’allergie disparaît souvent avant l’âge scolaire. Chez les adultes, les aliments associés au pollen, le poisson et les crustacés sont les principaux déclencheurs de réactions allergiques. Une personne allergique au pollen peut aussi développer une réaction croisée contre des fruits, des légumes ou des fruits à coque.

Une allergie n’a rien de banal et peut avoir des conséquences importantes. En cas de soupçon, une consultation médicale s’impose. Le médecin identifie les symptômes de manière sûre afin de décider du bon traitement. Il est déconseillé de recourir aux tests à faire soi-même vendus en pharmacie ainsi qu’aux autodiagnostics. Si le diagnostic médical confirme qu’il s’agit d’une allergie, il est bon d’être suivi étroitement par un diététicien ou une diététicienne ASDD afin de modifier son alimentation.

Dr méd. Kathrin Scherer Hofmeier, privat-docente, service d’allergologie, Hôpital universitaire de Bâle: «Pensez-vous souffrir d’une allergie? Consultez un médecin. La liste des allergènes potentiels et des intolérances est longue, très longue.»

Conseils pratiques

  • Si vous soupçonnez une allergie, consultez un médecin.
  • Un professionnel vous aide à adapter votre alimentation.
  • Prenez des repas variés et équilibrés.
  • Ne renoncez pas à un aliment à titre préventif
Le saviez-vous?
Oui
62%
Non
38%

La théorie de la sécrétion de mucus due au lait est une croyance qui a la vie dure, bien que les scientifiques l’aient infirmée depuis longtemps. Selon cette théorie, le lait serait à l’origine d’un film recouvrant les muqueuses du corps entier et entravant fortement leur perméabilité. Le lait a même été tenu responsable de maladies des voies respiratoires.

Des comparaisons scientifiques entre du lait de vache et du lait de soja ont abouti aux mêmes résultats: les personnes qui croient à cette théorie ont rapporté une bouche, une gorge et une langue pâteuses. Elles avaient besoin d’avaler plus fréquemment et leur salive leur semblait plus épaisse.

Les expériences montrent que le sentiment d’engorgement n’est pas spécialement lié au lait. D’autres aliments peuvent déclencher cette sensation, en fonction des croyances de chacun. La teneur en matière grasse du lait et son goût particulier semblent jouer un rôle.

Conseils pratiques

  • Le lait est une source importante de matière grasse, d’acides gras et de vitamines liposolubles A, D et E. 
  • Trois portions de lait par jour couvrent jusqu’à deux tiers des besoins en calcium.
  • Le lait contient des protéines nobles et digestes. 
  • Grâce au large choix de produits laitiers, ces derniers s’adaptent à tous les repas.
Le saviez-vous?
Oui
66%
Non
34%

Les produits laitiers sont des aliments de base. Ils font partie de notre alimentation quotidienne depuis des lustres. Pourtant, la capacité à digérer le lait est un privilège plutôt récent dans l’histoire de l’humanité. En principe, nous devrions la perdre après le sevrage et devenir intolérants au lactose: c’est un phénomène de vieillissement tout à fait normal qui n’a rien d’une maladie.

Cependant, l’essor de l’agriculture et de l’élevage ont modifié nos habitudes alimentaires, de telle sorte que nos organes et notre métabolisme se sont adaptés. Il y a 7500 ans environ, nos gènes ont subi une mutation bénéfique: l’organisme humain a appris à digérer le lactose.

Cette capacité à digérer le lactose s’est très vite propagée. Aujourd’hui, 60% des adultes d’Europe centrale et 20% des adultes d’Europe méridionale supportent le sucre du lait. Grâce à cette mutation génétique, même à l’âge adulte, nous pouvons continuer à profiter des bienfaits du lait pour la santé.

Doreen Gille, collaboratrice scientifique, Agroscope Berne:

«L’intolérance au lactose n’est pas une maladie, mais un phénomène normal du vieillissement. Les personnes qui en souffrent peuvent cependant consommer sans problème des produits au lait fermenté, du fromage par exemple.»

Conseils pratiques

  • On recommande de consommer trois portions de lait par jour, par exemple un verre de lait (délactosé), un yogourt et un morceau de fromage.
  • L’organisme supporte mieux les produits contenant du lactose – tels le fromage frais, la crème, les desserts lactés et les glaces – s’ils sont intégrés à un repas.
  • Les troubles de la digestion se manifestent uniquement si la quantité de lactose ingérée dépasse la quantité de lactase produite par l’organisme.
Le saviez-vous?
Oui
52%
Non
48%

Le cancer est une pathologie très complexe qui dépend de nombreux facteurs. L’alimentation est donc un facteur parmi beaucoup d’autres, ce qui ne signifie pas qu’il faille le négliger. La société allemande de nutrition (Deutsche Gesellschaft für Ernährung, DGE) et le Fonds mondial de recherche contre le cancer vérifient et évaluent régulièrement les résultats d’études publiées portant sur divers types de cancers.

On a ainsi constaté que la consommation quotidienne de lait et de produits laitiers ne fait pas augmenter le risque de cancer du côlon, mais qu’elle peut au contraire le réduire. La consommation de produits laitiers ne fait pas non plus augmenter le risque de cancer du sein. On attribue même un effet protecteur à certains composants du lait, tels le calcium et diverses matières grasses et protéines typiques du lait.

En ce qui concerne le lien entre risque de cancer de la prostate et consommation de lait, les travaux de recherche n’ont pas donné des résultats homogènes. Un taux de calcium sanguin trop élevé, au-delà des limites physiologiques, fait certes augmenter le risque, mais on ne sait pas à l’heure actuelle si cela est lié à une forte absorption de calcium par l’alimentation.

Conseils pratiques

  • Ayez une alimentation variée, conforme à la pyramide alimentaire.
  • Bougez suffisamment et faites régulièrement de l’exercice en plein air.
  • Adoptez un mode de vie sain et renoncez aux denrées d’agrément.
Le saviez-vous?
Oui
58%
Non
42%

Une allergie est une réaction excessive du système de défense du corps: le système immunitaire identifie comme un danger une substance en soi inoffensive, par exemple du pollen ou des protéines alimentaires, et la combat de la même manière qu'un agent pathogène.

Les allergies respiratoires sont les plus fréquentes. Les allergies alimentaires sont quant à elles bien plus rares. Pourtant, beaucoup de personnes ont tendance à tenir leur alimentation pour responsable de problèmes de santé inexpliqués; il est alors bien vite question d'allergie, alors qu'il ne s'agit souvent que d'une intolérance.

Les enfants, chez qui le système immunitaire n'est pas entièrement développé, sont plus sujets aux allergies. Ils ont en revanche de bonnes chances, en cas d'allergie alimentaire, de voir disparaître leur allergie avec l'adolescence. C’est notamment le cas des allergies aux œufs, au lait, au soja et au blé. Par contre, les allergies au poisson, aux crustacés, aux fruits à coque et aux arachides restent souvent pour toute la vie.

Karin Stalder, spécialiste aha! Centre d'Allergie Suisse: "Les allergies alimentaires ne sont pas sans risque. Contrairement aux intolérances, renoncer est la seule option."

Conseils pratiques

  • Vous pensez souffrir d'une allergie? Parlez-en à votre médecin.
  • Ne réalisez pas de tests achetés par vos soins en pharmacie.
  • Ne bannissez aucun aliment à des fins prophylactiques.
  • Pour prévenir les allergies chez les nourrissons, il est recommandé d'introduire les présumés allergènes assez tôt.
Le saviez-vous?
Oui
66%
Non
34%

Une alimentation riche en protéines augmente l'absorption intestinale du calcium. Cela entraîne des pertes de calcium dans l'urine, mais seulement s'il n'y a pas assez de calcium à disposition au total.

Une alimentation à la fois pauvre en fruits et en légumes et riche en protéines et en viande est donc foncièrement malsaine, et pas uniquement pour les os. Par contre, une alimentation contenant à la fois beaucoup de protéines et beaucoup de calcium compense l'élimination accrue de calcium par l'urine et prévient ainsi les effets négatifs sur les os.

Les protéines provenant de sources naturelles sont importantes pour la prévention de l'ostéoporose. Chez les personnes d'un âge avancé, les protéines d'origine animale préviennent la perte de masse musculaire. Les protéines digestes, comme les protéines de petit-lait, sont bonnes pour le développement musculaire.

Conseils pratiques

  • Variez les repas et les boissons, en puisant dans tous les étages de la pyramide alimentaire.
  • Associez les protéines animales à des fruits et des légumes en abondance.
  • Apportez suffisamment de calcium et de vitamine D à votre organisme.
  • Cuisinez vous-même ce que vous mangez, en optant pour des aliments frais de la région.
Le saviez-vous?
Oui
72%
Non
28%

Divers mécanismes du corps sont à l'origine de ces réactions non allergiques qu'on appelle intolérances. Elles peuvent être dues à un enzyme défectueux par exemple, mais pas à une réponse immunitaire. Contrairement aux personnes allergiques, celles qui souffrent d'une intolérance peuvent encore supporter une petite quantité de l'élément déclencheur. Pour elles, il s'agit donc d'en réduire la consommation, mais non de l'éliminer complètement.

On parle par exemple d'intolérance au lactose lorsque le sucre du lait n'est plus correctement digéré par l'organisme, ou de malabsorption du fructose lorsque le système de transport de ce nutriment est défectueux. Une consommation excessive de ces substances peut engendrer des troubles digestifs.

Si l'on soupçonne une intolérance à certains aliments, il est recommandé de consulter un médecin ou un diététicien. En adoptant la bonne stratégie, les personnes intolérantes peuvent tester leur degré de tolérance aux aliments concernés.

Prof. Dr. med. Roger Lauener, médecin-chef à l’hôpital pédiatrique de Suisse orientale, à St-Gall: «Quiconque pense être intolérant à un certain aliment devrait demander conseil à son médecin. Les investigations d’un spécialiste permettent d’éviter des régimes inutiles.» 

Conseils pratiques

  • Ne renoncez pas à certains aliments, mais réduisez la consommation de l'élément à l'origine des troubles.
  • Apprenez à connaître votre degré de tolérance en suivant les conseils d'un diététicien.
  • Vérifiez toujours la liste des ingrédients pour savoir si l'aliment contient la substance à laquelle vous êtes intolérant.
  • Ayez une alimentation variée. Les aliments auxquels on est intolérant sont mieux digérés s'ils sont consommés dans le cadre d'un repas.
Le saviez-vous?
Oui
73%
Non
27%

Le seul aliment que l'être humain produit lui-même naturellement est le lait maternel. Le reste de son alimentation provient d'autres sources. Le pommier, le blé et la poule produisent des pommes, des grains et des œufs pour leur propre reproduction et non pour notre bien-être. 

Refuser à l'être humain le droit de consommer le lait des animaux, c'est logiquement lui refuser le droit à toute autre nourriture, mis à part le lait maternel.

La domestication des animaux de rente il y a 8000 ans et la consommation de leur lait ont été des avantages décisifs dans la lutte pour la survie de l'être humain. À partir de ce moment, celui-ci disposait d'un aliment nutritif qui ne dépendait pas de la qualité des récoltes.

Conseils pratiques

  • Tenez compte de la provenance des aliments et préférez les produits suisses.
  • N'achetez que la quantité d'aliments que vous allez effectivement consommer.
  • Mangez des aliments d'origine tant végétale qu'animale.
Le saviez-vous?
Oui
81%
Non
19%

Un nombre croissant de patients se plaint de maux comparables à ceux causés par la maladie cœliaque sans que le médecin puisse cependant formellement diagnostiquer la maladie ou une allergie au blé. Un diagnostic d'exclusion permet souvent de constater une forme précoce d'allergie au blé: la sensibilité au gluten non cœliaque. 

En général, il suffit aux personnes qui en souffrent de suivre un régime exempt de gluten pendant quelques semaines pour qu'elles se sentent mieux. Il reste ensuite à déterminer dans quelle mesure ces patients tolèrent encore le gluten ou s'ils doivent y renoncer entièrement. Toutefois, personne ne devrait arrêter de consommer du gluten sans raison.

Le gluten, la protéine contenue dans les céréales, est naturellement présent dans le blé, le seigle ou l'orge notamment et, par conséquent, dans les produits à base de ces céréales: le pain, les pâtes ou le muesli. En raison de son excellente capacité à servir de liant, on le trouve également dans nombre de produits transformés. 

Karin Stalder, responsable adjointe Services spécialisés, aha! Centre d'allergie suisse: "Manger sans gluten est un véritable défi, à la maison comme au restaurant. Pour éviter des restrictions inutiles, nous recommandons de faire poser par le médecin un diagnostic de maladie cœliaque ou de sensibilité au gluten, puis de composer un régime alimentaire sain et équilibré avec une diététicienne." 

Conseils pratiques 

  • Ne renoncez pas au gluten et aux produits céréaliers sans raison.
  • Privilégiez les aliments de base et cuisinez vous-même.
  • En cas d'intolérance, les produits sans gluten peuvent être une option. 
  • Réduisez votre consommation de produits semi-finis ou prêts-à-manger.
Le saviez-vous?
Oui
70%
Non
30%

Le lait ne protège pas de l'ostéoporose. Cette maladie est liée à de nombreux facteurs, dont l'hérédité, et ne peut pas être évitée au moyen d'une alimentation riche en calcium.

Mais c'est un fait que la masse osseuse ne peut se développer qu'avec du calcium et que la solidité du squelette dépend fortement de la présence de calcium. Les bases sont posées pendant l'enfance. Une nourriture saine à tout âge, incluant suffisamment de lait, exerce une action préventive.

Les études scientifiques révélant un effet positif du lait sur la construction et la solidité osseuse sont plus nombreuses que les études lui attribuant un effet néfaste ou aucun effet.

Conseils pratiques

  • Mangez de manière équilibrée et buvez suffisamment tous les jours en veillant à consommer des protéines et du calcium.
  • Pratiquez régulièrement un sport permettant de renforcer les os et les muscles.
  • Faites le plein de vitamine D en vous mettant au soleil.
  • Consommez alcool et caféine avec modération et renoncez au tabac.
Le saviez-vous?
Oui
77%
Non
23%

En cas de digestion difficile après un repas, nous sommes souvent prompts à incriminer les produits laitiers. En réalité les maux de ventre, les ballonnements ou la diarrhée peuvent être causés par différents facteurs et doivent faire l'objet d'un examen médical approfondi.

Par exemple, le fructose, qui a pourtant la réputation d’être un nutriment sain, est susceptible provoquer des douleurs intestinales en cas d'intolérance. A l'état naturel, on le trouve dans les fruits, les légumes et le miel, aliments qui ne présentent toutefois aucun danger.

Les risques se situent plutôt du côté de l’industrie alimentaire, qui a recours à ce sucre particulier. Ainsi, lorsque l'on consomme souvent des produits tels que le ketchup, les barres de céréales, la limonade ou les produits allégés, on ingère rapidement de grandes quantités de fructose. Si ce dernier n'est pas ou pas totalement assimilé par l'intestin grêle, il transite alors vers le gros intestin, où il provoque les douleurs évoquées

Maria Caputo, diététicienne diplômée ES: "Si vous pensez souffrir d'intolérance alimentaire, ne décidez pas de votre propre chef de supprimer les fruits, le lait ou les céréales de vos menus: demandez conseil à votre médecin ou à un diététicien diplômé."

Bon à savoir

  • Privilégiez les aliments de base et cuisinez-les vous-même.
  • Réduisez votre consommation de produits semi-finis et prêts à l’emploi.
  • Evitez les produits à forte teneur en fructose, tels que les jus de fruits, les fruits secs, les produits diététiques ou sans sucre.
  • Vérifiez les ingrédients sur les emballages.
Le saviez-vous?
Oui
50%
Non
50%

Certains aliments contiennent en proportion davantage de calcium que le lait. En revanche, s'il paraît raisonnable de manger 100 g de yaourt, il ne viendrait à l'idée de personne de consommer la même quantité de graines de sésame.

Les autres aliments riches en calcium, tels que le brocoli, les épinards, le chou frisé, les noix ou les produits à base de soja et d'algues, sont rarement consommés quotidiennement dans des quantités suffisantes. De plus, le calcium d'origine végétale est moins bien assimilé par l'organisme que celui présent dans le lait.

Pour bénéficier d'un apport suffisant, il faudrait manger chaque jour plus d'un kilo de légumes verts et 100 g de graines de sésame. Force est de constater qu'il est beaucoup plus simple de consommer trois portions de produits laitiers et que la diversité nutritionnelle est une composante essentielle d'une alimentation saine et équilibrée.

Bon à savoir

  • Mangez trois portions de lait ou de produits laitiers par jour.
  • Consommez quotidiennement des boissons et des aliments variés et équilibrés.
  • Pratiquez une activité physique suffisante, de préférence à l'extérieur et lorsqu'il fait soleil.
Le saviez-vous?
Oui
72%
Non
28%
Recommander
Imprimer