Du lait suisse, naturellement!

Lait durable suisse

"swissmilk green", le standard de production pour le "lait durable suisse" a été introduit en septembre 2019. Les directives de cette norme de production concrétisent le niveau élevé de l'économie laitière suisse en matière de bien-être animal, d'affouragement, de durabilité et de société. Dix exigences de base ont été définies et, en outre, deux exigences supplémentaires issues d'une sélection doivent être mises en œuvre.

 

10 exigences de base:

Des vaches qui prennent l'air

Les producteurs de lait suisses se soucient du bien-être de leurs vaches. La législation suisse sur la protection des animaux est l'une des plus strictes au monde. Elle prévoit des dispositions minimales concernant la détention d'animaux. La plupart des producteurs vont même plus loin. Ils participent par exemple aux programmes de bien-être animal de la Confédération "Sorties régulières en plein air (SRPA)" et "Systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux (SST)". Ces programmes édictent des directives encore plus strictes pour la détention animale.

Les vaches laitières aussi ont besoin de bouger et de contacts sociaux. Ce qui explique pourquoi près de 90% des vaches profitent déjà du programme SRPA, garantissant des sorties régulières au pâturage ou un accès permanent à une aire de sortie. Concrètement, ce programme assure aux animaux 26 jours par mois au pâturage en été et 13 en hiver. En outre, plus de la moitié des vaches vivent dans des étables à stabulation libre conformes au programme SST. Celles-ci sont équipées de logettes couvertes de litière, d'aires de repos accessibles à tout moment et sont éclairées par la lumière du jour. Pour que leurs produits laitiers arborent le logo "swissmilk green", les producteurs de lait doivent adhérer à au moins un des deux programmes.

Les producteurs de lait suisses se soucient du bien-être de leurs vaches. La législation suisse sur la protection des animaux est l'une des plus strictes au monde. Elle prévoit des dispositions minimales concernant la détention d'animaux. La plupart des producteurs vont même plus loin. Ils participent par exemple aux programmes de bien-être animal de la Confédération "Sorties régulières en plein air (SRPA)" et "Systèmes de stabulation particulièrement respectueux des animaux (SST)". Ces programmes édictent des directives encore plus strictes pour la détention animale.

Les vaches laitières aussi ont besoin de bouger et de contacts sociaux. Ce qui explique pourquoi près de 90% des vaches profitent déjà du programme SRPA, garantissant des sorties régulières au pâturage ou un accès permanent à une aire de sortie. Concrètement, ce programme assure aux animaux 26 jours par mois au pâturage en été et 13 en hiver. En outre, plus de la moitié des vaches vivent dans des étables à stabulation libre conformes au programme SST. Celles-ci sont équipées de logettes couvertes de litière, d'aires de repos accessibles à tout moment et sont éclairées par la lumière du jour. Pour que leurs produits laitiers arborent le logo "swissmilk green", les producteurs de lait doivent adhérer à au moins un des deux programmes.

Chaque vache porte un nom

En Suisse, la dimension sociale au sein du troupeau est une évidence. Le bien-être animal et l'attention portée aux vaches sont la priorité numéro une de nos agricultrices et agriculteurs. Le troupeau d'une exploitation suisse compte en moyenne 26 vaches. Les exploitants peuvent ainsi faire pâturer les vaches de manière traditionnelle, en garantissant un bon rapport entre nombre d'animaux et surfaces fourragères. Ce chiffre contraste avec ceux d'autres pays, où les exploitations comptent parfois plus de 1000 animaux par troupeau. Ce petit nombre d'animaux permet en outre aux paysan⸱nes de tisser des liens étroits avec leurs vaches. Ainsi, en Suisse, chaque vache porte un nom. Pour l'anecdote, les plus populaires sont Tulipe et Bella.

En Suisse, la dimension sociale au sein du troupeau est une évidence. Le bien-être animal et l'attention portée aux vaches sont la priorité numéro une de nos agricultrices et agriculteurs. Le troupeau d'une exploitation suisse compte en moyenne 26 vaches. Les exploitants peuvent ainsi faire pâturer les vaches de manière traditionnelle, en garantissant un bon rapport entre nombre d'animaux et surfaces fourragères. Ce chiffre contraste avec ceux d'autres pays, où les exploitations comptent parfois plus de 1000 animaux par troupeau. Ce petit nombre d'animaux permet en outre aux paysan⸱nes de tisser des liens étroits avec leurs vaches. Ainsi, en Suisse, chaque vache porte un nom. Pour l'anecdote, les plus populaires sont Tulipe et Bella.

Les jeunes veaux prennent du poil de la bête plus de trois semaines à la maison

Pour pouvoir donner du lait, une vache doit mettre au monde un veau chaque année. Les producteurs de lait ne gardent pas toujours ces veaux pour leur propre remonte; ils les vendent parfois à des exploitations spécialisées dans la production de viande. Ces veaux sont traités avec respect. Les premiers jours de vie sont cruciaux pour la santé et le bien-être du veau. Cette période est aussi importante d'un point de vue économique: lorsqu'elles se déroulent bien, les premières semaines se répercutent positivement sur l'animal par la suite. Le bien-être et la santé des veaux sont favorisés par une détention d'au moins 21 jours sur l'exploitation de naissance.

Pour pouvoir donner du lait, une vache doit mettre au monde un veau chaque année. Les producteurs de lait ne gardent pas toujours ces veaux pour leur propre remonte; ils les vendent parfois à des exploitations spécialisées dans la production de viande. Ces veaux sont traités avec respect. Les premiers jours de vie sont cruciaux pour la santé et le bien-être du veau. Cette période est aussi importante d'un point de vue économique: lorsqu'elles se déroulent bien, les premières semaines se répercutent positivement sur l'animal par la suite. Le bien-être et la santé des veaux sont favorisés par une détention d'au moins 21 jours sur l'exploitation de naissance.

Traite deux fois par jour

Une traite effectuée correctement plusieurs fois par jour, au moyen d'une technique de traite fonctionnelle, est un gage de qualité du lait mais aussi de la performance laitière, et prévient les infections des mamelles. Une vache suisse produit en moyenne 25 litres de lait par jour. Afin d'éviter une pression désagréable sur les mamelles, les vaches sont traites au moins deux fois par jour.

Une traite effectuée correctement plusieurs fois par jour, au moyen d'une technique de traite fonctionnelle, est un gage de qualité du lait mais aussi de la performance laitière, et prévient les infections des mamelles. Une vache suisse produit en moyenne 25 litres de lait par jour. Afin d'éviter une pression désagréable sur les mamelles, les vaches sont traites au moins deux fois par jour.

Règles strictes pour les expositions de bétail

Dans l'élevage bovin, il n'y a pas que la performance laitière qui compte. L'extérieur – comme on l'appelle dans le milieu – est aussi important. Lors d'une exposition de bétail, on juge l'extérieur des animaux. Les prescriptions légales en matière de bien-être animal doivent être respectées en tout temps lors de telles manifestations. L'agriculteur s'engage à se soucier du bien-être de ses animaux et à les protéger. Tous les participants doivent donc respecter à la lettre le règlement d'exposition de la Communauté de travail des éleveurs bovins suisses (CTEBS).

Dans l'élevage bovin, il n'y a pas que la performance laitière qui compte. L'extérieur – comme on l'appelle dans le milieu – est aussi important. Lors d'une exposition de bétail, on juge l'extérieur des animaux. Les prescriptions légales en matière de bien-être animal doivent être respectées en tout temps lors de telles manifestations. L'agriculteur s'engage à se soucier du bien-être de ses animaux et à les protéger. Tous les participants doivent donc respecter à la lettre le règlement d'exposition de la Communauté de travail des éleveurs bovins suisses (CTEBS).

Pas d'abattage de vaches en gestation

Il est essentiel que chaque éleveur bovin sache précisément si ses vaches sont en gestation et à quel stade elles se trouvent. Il s'agit là d'un aspect important de la gestion du troupeau. L'agriculteur inscrit le statut de gestation des animaux sur les documents d'accompagnement. Cette mesure permet d'éviter que des vaches en gestation ne soient abattues.

Il est essentiel que chaque éleveur bovin sache précisément si ses vaches sont en gestation et à quel stade elles se trouvent. Il s'agit là d'un aspect important de la gestion du troupeau. L'agriculteur inscrit le statut de gestation des animaux sur les documents d'accompagnement. Cette mesure permet d'éviter que des vaches en gestation ne soient abattues.

Utilisation réfléchie de médicaments

Le suivi médical de nos vaches est soumis à des directives claires. Le producteur de lait fait donc en sorte d'utiliser les médicaments avec prudence et en fonction de la situation. Les antibiotiques critiques ne sont administrés que sur autorisation du vétérinaire et de manière ciblée.

Ces dix dernières années, l'utilisation d'antibiotiques a chuté de 50%. Depuis 2018, une étroite coopération a été nouée avec l'association Kometian. Les agriculteurs membres de l'association bénéficient de rabais sur des prestations de conseils en matière de médecine complémentaire. Ceci afin d'éviter de recourir aux antibiotiques.

Le suivi médical de nos vaches est soumis à des directives claires. Le producteur de lait fait donc en sorte d'utiliser les médicaments avec prudence et en fonction de la situation. Les antibiotiques critiques ne sont administrés que sur autorisation du vétérinaire et de manière ciblée.

Ces dix dernières années, l'utilisation d'antibiotiques a chuté de 50%. Depuis 2018, une étroite coopération a été nouée avec l'association Kometian. Les agriculteurs membres de l'association bénéficient de rabais sur des prestations de conseils en matière de médecine complémentaire. Ceci afin d'éviter de recourir aux antibiotiques.

Promotion de la biodiversité

Les prestations écologiques requises (PER) sont la base d'une agriculture respectueuse de l'environnement. Les exigences définies dans les PER sont élevées et couvrent tous les aspects d'une production durable: élevage respectueux des animaux, fumure, rotation des cultures, surfaces de compensation écologique et protection appropriée du sol. Si l'économie laitière suisse se démarque aussi positivement de celle des autres pays, c'est en grande partie grâce au respect strict de ces exigences, en particulier en matière de bien-être animal.

Pour une exploitation agricole, ces prestations écologiques requises nécessitent d'adopter une approche globale. Il s'agit par exemple de ménager le sol et d'assurer un couvert végétal toute l'année avec des cultures ou des engrais verts. Ce procédé empêche l'érosion, favorise la rétention d'eau, la formation d'humus et l'enracinement, et permet un assolement régulier. La fertilisation est également soumise à des directives. Les agriculteurs et agricultrices n'ont pas le droit de fertiliser le sol à l'excès, notamment pour des raisons de protection des eaux. Un amendement régulier et ciblé améliore la fertilité du sol.

Les prestations écologiques requises (PER) sont la base d'une agriculture respectueuse de l'environnement. Les exigences définies dans les PER sont élevées et couvrent tous les aspects d'une production durable: élevage respectueux des animaux, fumure, rotation des cultures, surfaces de compensation écologique et protection appropriée du sol. Si l'économie laitière suisse se démarque aussi positivement de celle des autres pays, c'est en grande partie grâce au respect strict de ces exigences, en particulier en matière de bien-être animal.

Pour une exploitation agricole, ces prestations écologiques requises nécessitent d'adopter une approche globale. Il s'agit par exemple de ménager le sol et d'assurer un couvert végétal toute l'année avec des cultures ou des engrais verts. Ce procédé empêche l'érosion, favorise la rétention d'eau, la formation d'humus et l'enracinement, et permet un assolement régulier. La fertilisation est également soumise à des directives. Les agriculteurs et agricultrices n'ont pas le droit de fertiliser le sol à l'excès, notamment pour des raisons de protection des eaux. Un amendement régulier et ciblé améliore la fertilité du sol.

Fourrage sans OGM

En ce qui concerne l'alimentation du bétail laitier, la marque de durabilité "swissmilk green" exige que le tourteau de soja, riche en protéines, qui est donné aux animaux soit issu d'une production durable.

En ce qui concerne l'alimentation du bétail laitier, la marque de durabilité "swissmilk green" exige que le tourteau de soja, riche en protéines, qui est donné aux animaux soit issu d'une production durable.

Sans huile de palme, ni graisse de palme

La marque "swissmilk green" garantit que les aliments donnés aux vaches laitières sont exempts d'huile ou de graisse de palme.

La marque "swissmilk green" garantit que les aliments donnés aux vaches laitières sont exempts d'huile ou de graisse de palme.

Au moins 2 exigences supplémentaires

Pour répondre au standard de branche "swissmilk green", les exploitations laitières doivent remplir dix exigences de base et deux exigences supplémentaires au choix parmi celles répertoriées. Le producteur ou la productrice peut ainsi choisir des mesures qui correspondent au mieux à son exploitation.

  • Participation aux deux programmes en faveur du bien-être des animaux

    C'est en participant aux programmes fédéraux SRPA et SST que les exploitations atteignent le meilleur niveau en matière de bien-être animal.

  • Méthodes de médecine complémentaire

    Ici, les animaux sont traités avec des méthodes de médecine complémentaire. Trois possibilités s'offrent au producteur ou à la productrice : être membre de Kometian ou d'une organisation similaire, suivre une formation en médecine complémentaire ou faire appel à un vétérinaire attestant qu'il recourt à ce type de médecine.

  • Assurances sociales

    Derrière l'agriculture suisse et la production d'aliments se cachent des hommes et des femmes qui mettent du cœur à l'ouvrage. Les producteurs et productrices de lait sont en effet des entrepreneurs passionnés. Confrontés aux changements économiques et environnementaux, ils recherchent patiemment des solutions pour répondre aux problématiques d'aujourd'hui et de demain. Il est ainsi primordial qu'ils obtiennent une rémunération équitable pour le travail fourni.

    La main d'œuvre familiale doit bien entendu être protégée par une couverture sociale.

  • Une entreprise formatrice reconnue

    Le travail agricole suppose de posséder un vaste savoir-faire. La formation d'apprenti·es joue ici un rôle essentiel. Elle seule permet de transmettre des connaissances étendues à la nouvelle génération. L'exploitation agricole doit avoir formé des apprenti·es au cours des trois dernières années.

  • Formation continue

    Le ou la chef·fe d'exploitation ou leurs collaborateurs doivent participer chaque année à une formation agricole d'une demi-journée au minimum. Nous savons ainsi que nos producteurs et productrices de lait sont au fait des tendances et des derniers progrès techniques, et qu'ils mettent ces connaissances à profit dans la production.

  • Activités de relations publiques sur l'exploitation

    L'agriculture doit être expliquée à la population. Il est important que les enfants aient un premier contact avec elle dès leur plus jeune âge afin de comprendre d'où viennent, par exemple, le fromage et les carottes dans leur assiette. La transmission du savoir et de certaines valeurs commence là. À ce titre, les activités de relations publiques jouent un rôle essentiel: chaque année, l'exploitation doit accueillir au moins une sortie scolaire avec des jeunes ou des enfants.

Système de gestion durable vérifié

Tous les transformateurs de lait disposent d'un système de gestion durable vérifié, d'une analyse de durabilité, d'un rapport de durabilité ou d'une autoévaluation reconnue. Tenir compte de l'empreinte écologique de l'entreprise est un moyen de favoriser la protection de l'environnement. Les transformateurs de lait utilisent leurs ressources durablement. Le fromage vendu sous la marque "swissmilk green" est produit sans présure transgénique et ne contient sciemment pas d'additifs, conformément au code de déontologie de "Fromage suisse".

Pays d'herbages

La Suisse est un pays d'herbages offrant des conditions idéales pour la production laitière: plus de 90% du fourrage distribué aux animaux est d'origine indigène et garanti 100% sans OGM (organisme génétiquement modifié).

Marque pour un lait suisse produit de manière durable

La marque "swissmilk green" représente une production laitière suisse naturelle et durable. En comparaison internationale, le niveau des normes de production de l'économie laitière suisse est déjà élevé. Avec le standard de production "swissmilk green", qui illustre le niveau élevé des producteurs de lait en matière de bien-être animal, d'affouragement, de proximité et de santé, ces normes s'élèvent d'un cran encore. Les producteurs de lait qui satisfont les exigences de ce standard reçoivent un supplément de 3 centimes (pour le lait de centrale du segment A). Avec "swissmilk green", l'Interprofession du lait se pose en pionnière et modèle pour tous les autres secteurs agricoles, en Suisse et à l'étranger.