Les atouts du Tapis vert se traduisent par une plus-value sur le marché!

Le 20 septembre s'est tenu le Forum du lait, organisé conjointement par PSL et aaremilch AG. La manifestation a réuni quelque 200 représentants de la branche laitière, qui ont été informés des dernières actualités liées au Tapis vert, le standard sectoriel pour le lait durable suisse. Vingt jours après son lancement, les acteurs de la filière laitière se tiennent unis derrière lui. L'initiative va dans la bonne direction: en témoigne le fait que le Tapis vert peut être mis en œuvre par le commerce de détail auprès des clients, que la politique agricole encourage de telles stratégies sur la valeur ajoutée dans d'autres branches et qu'une rémunération supplémentaire de 3 centimes par kilo de lait de centrale A est prévue pour les producteurs. La branche dans son ensemble s'est accordée à dire que le Tapis vert constituait le premier pas. La question qui fait encore débat est de savoir comment de nouveaux atouts pourront eux aussi être rémunérés à l'avenir.

Organisé chaque année par PSL, le Forum du lait est un espace d'échange unique pour la filière laitière dans son ensemble, l'objectif étant de mettre en avant les producteurs de lait et de renforcer leur position. Parmi les intervenants de cette année, il faut citer Mme Hiltrud Nieberg du Thünen-Institut de Braunschweig, M. Peter Hegglin, conseiller aux États et président de l'Interprofession du lait, M. Adrian Aebi, sous-directeur de l'Office fédéral de l'agriculture, M. Lukas Barth, responsable de l'achat du lait chez ELSA, M. Roland Frefel, responsable Category Management chez Coop à Berne et M. Hansueli Jungen, producteur de lait et vice-président d'aaremilch AG.

Une démarche nécessaire demain comme aujourd'hui

"Le chemin qui a mené au Tapis vert a été semé d'embûches", a déclaré Peter Hegglin, fier de pouvoir présenter, en tant que représentant de la branche laitière, la charte signée par plus de 40 organisations. Ces signatures sont la garantie que tous les acteurs du marché sont prêts à assumer leurs responsabilités. Saluant elle aussi cette approche commune, la professeure allemande Hiltrud Nieberg a appelé la branche à "continuer à avancer de concert et à rester aux commandes". Il s'agit là de la seule voie possible vers la réussite sans que certains acteurs n'en fassent les frais. L'état des lieux des efforts internationaux en matière de durabilité montre que la Suisse est sur la bonne voie, mais qu'elle n'est pas seule. Les choses bougent à l'étranger aussi. Il sera donc indispensable de continuer à développer le standard.

De l'importance d'une bonne communication

Lors des négociations, il a été pendant longtemps difficile de savoir si les atouts du Tapis vert pouvaient générer une plus-value sur le marché. Roland Frefel de Coop et Lukas Barth d'ELSA/Migros ont confirmé que "les consommateurs sont disposés à payer plus cher pour avoir la garantie d'une production durable sous tous les aspects". Encore faut-il à présent que tous investissent des efforts pour communiquer le contenu du Tapis vert. Dans cette optique, Swissmilk a intégré la marque "swissmilk green" à sa campagne marketing actuelle.

Le Tapis vert érigé en exemple

Adrian Aebi, sous-directeur de l'OFAG, a salué le nouveau standard et la collaboration au sein de la branche et a expliqué que "la politique agricole intervient lorsque le marché ne permet que peu ou pas de création de valeur ajoutée là où la Confédération le juge souhaitable". En encourageant les stratégies sur la valeur ajoutée, la Confédération attend une telle coopération au sein d'autres branches et va les inciter à suivre la voie prise par le lait.

Le Tapis vert est le visage de la production laitière suisse

Les consommateurs veulent du lait et des produits laitiers issus d'une production durable. "Les producteurs suisses de lait doivent fournir leur part d'efforts pour satisfaire cette attente et le font depuis longtemps", a affirmé Hansueli Jungen, producteur de lait de Wimmis, tout en signifiant que les producteurs n'ont plus guère de marge de manœuvre financièrement. Les exigences supplémentaires imposées à la production dans l'avenir devront être rémunérées équitablement.

Renseignements

Reto Burkhardt
Responsable de la communication de PSL
079 285 51 01
reto.burkhardt@swissmilk.ch

Ce communiqué de presse en version téléchargeable

Plus d'informations