Communiqué de presse – Politique laitière

Modèle de ré­gu­la­tion per­met­tant d’adap­ter les quan­ti­tés de lait aux besoins du marchéLa motion Aebi

27.09.2010 – Le 1er octobre prochain, le Conseil national se prononcera sur la motion Aebi intitulée "Modèle de régulation permettant d’adapter les quantités de lait aux besoins du marché". Le conseiller national Andreas Aebi (UDC BE), auteur de la motion, la conseillère nationale Maya Graf (Les Verts BL) ainsi que les conseillers nationaux Jakob Büchler (PDC SG) et Laurent Favre (PLR NE) plaident en faveur de la motion pour des raisons économiques, écologiques et de politique régionale.

Alors que le commerce en gros, les transformateurs et le commerce de détail gagnent de plus en plus d’argent avec le lait, la pression sur son prix au niveau des producteurs a des effets dramatiques. Et cela pour une seule et unique raison : une pléthore de lait. Les producteurs en produisent trop.

Tous les efforts et les négociations visant à rétablir l’équilibre du marché du lait sur base de droit privé par l’intermédiaire de l’Interprofession du lait restant sans effet, il apparaît clairement que cet objectif ne pourra être atteint qu’avec l’assistance des instances politiques.

C’est pourquoi le conseiller national Andreas Aebi, lui-même producteur de lait, a déposé une motion intitulée "Modèle de régulation permettant d’adapter les quantités de lait aux besoins du marché", et signée par 126 conseillères et conseillers nationaux. Le Conseil national traitera cette motion le 1er octobre 2010.

Quel est le but de la motion Aebi ?

  • En premier lieu, la quantité de lait doit, autant que possible, pouvoir être adaptée à la demande. Or, ces trois dernières années, les producteurs de lait ont suffisamment fait l’expérience qu’un tel objectif ne peut pas être atteint par la voie du seul droit privé.
  • En second lieu, si l’offre est supérieure à la demande, les producteurs de lait qui produisent trop devront assumer les coûts de la valorisation des volumes excédentaires. Ce principe du responsable-payeur est appliqué dans de nombreux autres domaines.

Il est tout simplement faux de prétendre que la motion constitue un retour à l’ancien contingentement laitier. Si la motion Aebi venait à être mise en œuvre, cet instrument ne permettrait en aucun cas de limiter la quantité de lait d’une manière absolue. Par contre, elle permettra d’assurer la valorisation du surplus sans effondrement général des prix.

Il existe de nom­breuses raisons de soutenir cette motion

Voici les principales raisons qui poussent le conseiller national Andreas Aebi, auteur de la motion, mais aussi la conseillère nationale Maya Graf (Les Verts BL) ainsi que les conseillers nationaux Jakob Büchler (PDC SG) et Laurent Favre (PLR NE) à plaider en faveur de cette motion :

Andreas Aebi, Conseiller national, UDC, BE:
Si l'Etat tolère cet échec du marché, c'est qu'il a lui-même échoué

"Si l’État tolère que les transformateurs et les détaillants régnant sur le marché exploitent à ce point sur le plan économique les producteurs qui sont le maillon le plus faible de la filière du lait, c’est que non seulement le marché, mais aussi l’État ont échoué. Les deux chambres ont l’occasion de se rattraper en acceptant et en mettant en œuvre ma motion".

Maya Graf, Conseillère nationale, Les Verts, BL:
Sauvegarder les exploitations familiales multifonctionnelles plutôt qu’encourager les fermes laitières totalement robotisées
"Je soutiens la motion Aebi parce que je veux à l’avenir aussi des exploitations de production laitière de plaine et de montagne dans lesquelles l’écologie et la biodiversité resteront naturellement associées à l’activité agricole et à la production alimentaire".

Jakob Büchler, Conseiller national, PDC, SG:
La production laitière, moteur économique des régions défavorisées
"Je soutiens la motion Aebi parce qu’elle crée les conditions-cadre qui permettront à la production laitière de continuer à exister dans les régions économiquement défavorisées, contribuant par là au maintien du tissu économique régional".

Laurent Favre, Conseiller national, PLR NE:
En finir avec les excédents de lait
"Je soutiens la motion Aebi parce que les excédents de lait font pression exclusive-ment sur les revenus des producteurs de lait. Étant le maillon le plus faible de la filiè-re, les producteurs de lait ont besoin d’une meilleure protection sur le plan du droit afin de pouvoir, en responsabilité propre, ajuster au mieux l’offre de lait à la deman-de. La proposition soutient en ce sens les producteurs de lait et ne coûte rien au contribuable".

Ren­sei­gne­ments

Peter Gfeller
Président PSL
Natel 079 335 09 73
Courriel peter.gfeller@swissmilk.ch

Albert Rösti
Directeur PSL
Téléphone 031 359 52 11 / Natel 079 255 88 56
Courriel albert.roesti@swissmilk.ch

Christoph Grosjean-Sommer
Communication Économie et politique
Téléphone 031 359 53 18 / Natel 079 645 81 36
Courriel christoph.grosjean@swissmilk.ch

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