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Al­lai­te­mentL'ali­men­ta­tion de la mère

Le lait maternel est-il vraiment ce qu'il y a de meilleur? L'alimentation de la mère influe-t-elle sur le bien-être de l'enfant? De quoi les femmes qui allaitent ont-elles besoin? Recommandations pour se nourrir sainement durant l'allaitement.

Manger pour soi et pour bébé.

Bon à savoir:

  • Prenez des repas variés et réguliers.
  • Puisez dans tous les étages de la pyramide alimentaire.
  • Préférez les aliments de saison et du pays.
  • Passez chaque jour du temps en plein air, pour bouger et vous détendre.

Al­lai­te­ment et produits laitiers

Du lait pour les besoins en calcium de maman.

Le lait maternel couvre tous les besoins de bébé. Or, pour produire du lait, la mère va puiser dans ses propres réserves de nutriments. Une femme qui allaite doit donc surveiller son alimentation afin de prévenir les carences nutritionnelles. Le lait est un excellent allié à cet égard.

Calcium et cie

Le lait est riche en sels minéraux – en calcium notamment – et en vitamines. Il apporte aussi à l'enfant des graisses essentielles et des protéines digestes. Le calcium est particulièrement important, car il est nécessaire au développement de l'ossature de bébé. Comme le calcium présent dans le lait maternel provient des réserves de la mère, celle-ci doit surveiller ses propres apports en calcium. Les produits laitiers sont d'excellents alliés à cet égard: trois portions de lait par jour couvrent environ deux tiers des besoins en calcium et apportent en outre des vitamines B et A, du phosphore, du iode, du zinc, du potassium et du magnésium.

Al­lai­te­ment et ali­men­ta­tion

Par le lait maternel, bébé reçoit ce que maman absorbe. Si l'alimentation de la mère est diversifiée, le nourrisson tète un lait riche et nutritif. À quelques exceptions près, la femme qui allaite peut manger et boire de tout. L'essentiel est de manger varié et équilibré.

  • Cinq à six portions de fruits et légumes de saison et de la région.
  • Trois portions de féculents: pommes de terre, pâtes, riz complet ou céréales complètes.
  • Trois à quatre produits à base de lait entier, qui contient des acides gras essentiels et les vitamines A, D et E.
  • Une portion de protéines sous forme de viande, de poisson ou d'œufs. Ces aliments sont riches en bonnes protéines, en vitames (dont la B12) et en minéraux (dont le fer et l'iode).
  • Des matières grasses du pays à chaque repas: du beurre, du beurre à rôtir et surtout de l'huile de colza pour les acides gras oméga 3.

Brochure: La première année de bébé

  • Alimentation saine et savoureuse pour la mère et l'enfant.
  • Conseils nutritionnels pour la mère et recettes.
  • Calendrier pour l'alimentation de bébé

Attention aux nu­tri­ments

Les besoins en vitamines et en minéraux sont plus élevés durant la période d'allaitement qu'avant la grossesse. La femme a surtout besoin de vitamines A, B1, B2, B6 et E, d'acide folique et de niacine, d'iode, de magnésium, de phosphore et de zinc. En règle générale, une alimentation équilibrée suffit à couvrir ces besoins supplémentaires.

En cas d'allaitement exclusif, durant les quatre à six premiers mois, la production de lait maternel est d'environ 8 dl par jour. La mère a dès lors besoin d'environ 500 à 600 kcal de plus qu'en période normale, mais n'est pas obligée de manger pour deux. En effet, l'apport supplémentaire correspond par exemple à un verre de lait, un morceau de fromage à pâte dure, une portion de noix ou noisettes, quelques crackers complets et une portion de légumes. En cas d'allaitement partiel, les besoins supplémentaires sont d'environ 280 kcal seulement. La femme qui n'allaite pas n'a pas de besoins énergétiques accrus.

Les mamans qui allaitent ont des besoins accrus en protéines, à savoir 16 g supplémentaires par jour. Les produits laitiers, la viande, les œufs et le poisson sont de bonnes sources de protéines. On en trouve également dans les légumineuses et les céréales. Un verre de lait, une portion de fruits à coque et quelques crackers complets couvrent ensemble les besoins supplémentaires. Durant l'allaitement, mieux vaut éviter les aliments frits ou saumurés ainsi que les abats. Quant à la consommation de gibier, elle doit rester exceptionnelle, car il peut contenir du plomb.

Durant l'allaitement, surveillez tout particulièrement vos apports en acides gras oméga 3. Ceux-ci sont importants pour le développement cérébral du nourrisson. On trouve des omégas 3 dans l'huile de colza, le poisson et le fromage d'alpage. Quant au beurre, c'est une matière grasse indigène qui fournit des acides gras essentiels. Enfin, les fruits à coques (noix et noisettes) constituent un bon complément.

Les fibres activent la digestion et préviennent la constipation. Les céréales complètes, les légumineuses, les fruits et les légumes sont des aliments riches en fibres.

Le calcium joue un rôle important dans le développement de l'ossature du nourrisson. Le calcium présent dans le lait maternel provient des réserves de la mère. Pour éviter de les épuiser, celle-ci doit donc consommer suffisamment de calcium. Le lait et les produits laitiers en sont d'excellentes sources. On recommande d'en consommer trois à quatre portions par jour. Enfin, les eaux minérales riches en calcium, les légumes verts, les noix et les graines complètent les apports en calcium.

La viande et le jaune d'œuf sont particulièrement riches en fer. On en trouve aussi dans les céréales complètes, les légumineuses et les légumes. L'organisme absorbe mieux le fer d'origine animale que le fer d'origine végétale. Toutefois, si l'on combine des sources végétales de fer et des sources de vitamine C (p. ex. les fruits), alors le fer d'origine végétale est mieux assimilé par l'organisme.

Allaiter ou ne pas allaiter?

Composition du lait maternel.

Le lait maternel est ce qu'il y a de meilleur pour bébé. Il contient tous les nutriments nécessaires. L'allaitement est par ailleurs écologique et bon marché. Mais voilà: parfois, maman ne peut pas ou ne souhaite pas allaiter. Dans ce cas, les préparations pour nourrissons sont une bonne solution. Leur composition est très proche de celle du lait maternel. Seulement, ces préparations ne contiennent pas les anticorps et les enzymes digestives transmises par le lait maternel. Ce dernier fait en outre découvrir une plus grande variété gustative au nourrisson.

L'al­lai­te­ment: quand com­men­cer?

Dès les premières heures.

Si possible, commencez à allaiter dans les deux heures suivant la naissance. Le lait secrété durant les premiers jours s'appelle colostrum. Il contient des substances gustatives familières au nourrisson, car elles lui rappellent le liquide amniotique. Chez certains bébés, le réflexe de succion est immédiat, d'autres ont besoin d'un peu de temps pour apprendre à téter. Une conseillère en allaitement saura vous accompagner.

Le sevrage: quand arrêter?

L'allaitement exclusif est recommandé jusqu'à la fin du quatrième mois. On peut ensuite introduire les purées. Celles-ci ne remplacent pas le lait maternel, mais elles servent de complément. On continue d'allaiter bébé ou de lui donner le biberon. Les spécialistes conseillent de donner la tétée durant les douze premiers mois, voire plus longtemps si la mère et l'enfant le souhaitent.

Le lait maternel renforce les défenses im­mu­ni­taires

Pour des enfants résistants.

Le lait maternel satisfait de manière idéale les besoins du nourrisson. Il contient tous les nutriments nécessaires à son développement. Très pratique en déplacement car toujours disponible, le lait maternel est en outre gratuit, hygiénique et à bonne température. Les enfants nourris au sein ont un système immunitaire plus fort et pour leur mère, l’allaitement facilite le retour à un poids normal. De plus, chez les femmes qui allaitent, la matrice se reconstitue plus rapidement.

Ali­men­ta­tion vé­gé­ta­rienne, régime et in­to­lé­rances

Il est tout à fait possible de concilier régime végétarien et repas équilibrés, en veillant cependant à ne pas bannir tous les produits d'origine animale (œufs et produits laitiers p. ex.). Autrement dit, une alimentation strictement végétalienne est déconseillée. Dans ce cas, la maman risque de développer une carence nutritionnelle, notamment en vitamines B12 et D, en acide folique, en calcium et en fer.

Le saviez-vous?
Oui
25%
Non
75%

Tant que vous allaitez, ne faites pas de régime. En effet, le nourrisson a des besoins élevés en nutriments. Or, ceux-ci sont fournis par le lait maternel. Un régime amaigrissant risque de diminuer la qualité du lait maternel. De plus, une perte de poids rapide peut libérer des toxines présentes dans les cellules graisseuses, qui risquent de se retrouver dans le lait maternel. La plupart des mères retrouvent progressivement leur poids d'origine durant la période d'allaitement, car les graisses accumulées sur les cuisses et les hanches pendant la grossesse servent justement à la production du lait maternel.

Le saviez-vous?
Oui
30%
Non
70%

Une intolérance au lactose n'implique pas de bannir tous les produits laitiers. Par exemple, le fromage et le beurre sont très bien digérés. Souvent, les intolérants au lactose supportent aussi le yogourt. Quant au lait et au séré, on en trouve des variantes délactosées. 

Le saviez-vous?
Oui
0%
Non
100%

+ Alimentation et allaitement 

Alimentation pendant la grossesse et la période d'allaitement, Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires OSAV, 2015

Alimentation et allaitement, Société suisse de nutrition, 2011

Allaiter – pour bien démarrer dans la vie, Fondation suisse pour la promotion de l'allaitement maternel, 2014

Stillen bleibt Empfehlung Nr. 1, F. Klein, aktuelle Ernährungsmedizin, 2011 

Neue Empfehlungen zur primären Allergieprävention in Schwangerschaft und Stillzeit, U. Körner, die Hebamme, 2011

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