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Cho­les­té­rol & santéRé­gu­la­tion par le corps

Le cholestérol est une substance indispensable à l'organisme, par exemple pour les membranes cellulaires, pour le développement du cerveau, ainsi que pour la fabrication d'hormones et de vitamine D.

Bon à savoir:

  • Le cholestérol issu de l'alimentation est important.
  • Il n'y a rien à craindre du beurre, du lait entier, du fromage et des œufs.
  • Un corps en bonne santé régule lui-même le taux de cholestérol.
  • La plupart du temps, un taux de cholestérol élevé n'a aucun rapport avec le cholestérol alimentaire.

Le cho­les­té­rol bouche-t-il les artères?

Il y a du bon cholestérol dans ces aliments.

Non. Un corps sain ne prélève que 50% du cholestérol dans l'alimentation et régule la quantité de cholestérol dans le sang de manière très précise. Si le taux de cholestérol est anormalement élevé, c'est le signe d'un dysfonctionnement dans le corps; un avis médical est alors nécessaire. Dans la plupart des cas, le cholestérol alimentaire n'a pas de lien avec un taux élevé.

Le cho­les­té­rol est essentiel

Substance essentielle, le cholestérol est un composant élémentaire de toutes les cellules de l'organisme. Même le cœur, en matière sèche, est constitué à 10% de cholestérol, et le cerveau jusqu'à 20%. Puisque le cholestérol est si important, notre corps ne se contente pas d'attendre que nous consommions suffisamment d'œufs, de viande et de beurre.

Le corps produit et régule

Le corps produit la plus grande partie du cholestérol dont nous avons besoin: entre 1000mg et 1500mg, jour après jour, selon les besoins. C'est entre 3 et 4,5 fois plus que ce que nous mangeons. En moyenne, les Suisses ingèrent seulement 330mg de cholestérol par jour au travers de leur alimentation.

Un taux de cho­les­té­rol équi­li­bré

Si l'on consomme moins de cholestérol, le corps en produit plus dans les mêmes proportions, et inversement. De fait, le cholestérol provenant des repas n'influence guère les valeurs sanguines de la majorité des personnes. Des maladies héréditaires rares touchant au métabolisme du cholestérol constituent l'exception. Chez les personnes bien portantes, l'organisme se charge de maintenir un taux de cholestérol stable, indépendamment de la quantité de beurre ou d'œufs que l'on mange. Une personne qui se réfère à la pyramide alimentaire ne consommera ni trop ni trop peu de cholestérol.

Limite su­pé­rieure abrogée

Chez la plupart des gens, le cholestérol alimentaire n'a qu'une influence minime sur la valeur sanguine du "cholestérol LDL"; le rapport sur la nutrition en Suisse 2012 précise ainsi que: "D'un point de vue scientifique, on ne peut émettre de restriction concrète en mg par jour à l'apport de cholestérol." La recommandation habituelle qui avait cours auparavant et fixait un maximum de 300mg de cholestérol par jour est donc caduque.

Pas de problème pour le cœur

La matière grasse du lait n'augmente pas le risque de LDL.

La matière grasse du lait contient beaucoup d'acides gras saturés – on l'a donc longtemps considérée comme problématique pour la santé du cœur et des vaisseaux sanguins. Il est vrai que certains acides gras saturés peuvent faire augmenter dans le sang le taux de cholestérol LDL, considéré comme néfaste. Cependant, des études montrent que la plupart des acides gras du lait ne modifient pas le taux de cholestérol sanguin. En outre, les quelques acides gras qui peuvent influencer le taux de cholestérol augmentent aussi bien le "mauvais" cholestérol LDL que le "bon" cholestérol HDL, qui protège les artères. En somme: la matière grasse du lait n'accroît pas les risques.

D'autres effets bé­né­fiques

La matière grasse du lait a encore d'autres effets bénéfiques sur le taux de cholestérol. Les acides gras saturés ingérés rendent les particules de cholestérol sanguin plus grosses et plus "moelleuses", donc moins dangereuses. En effet, ce sont plutôt les particules de cholestérol petites et compactes qui peuvent endommager les artères.

La graisse du lait est saine

Des graisses saines.

De nombreuses études d'observation sont arrivées au résultat sans équivoque que la graisse du lait, que ce soit sous forme de lait entier, de crème, de beurre ou de fromage, ne présente aucun risque pour le cœur et les vaisseaux sanguins. Au quotidien, en consommant les trois portions de lait recommandées,

  • vous couvrez les deux tiers de vos besoins en calcium,
  • vous fournissez à votre corps de bonnes protéines,
  • vous lui apportez de précieux acides gras.

Le lait entier, plaisir et santé

Le lait entier a tout compris.

Le lait entier contient non seulement la palette entière des acides gras du lait, qui lui confèrent toute sa saveur, mais aussi toutes les vitamines liposolubles présentes naturellement dans le lait. Si les produits laitiers pauvres en matières grasses sont plus pauvres en goût, ils le sont aussi en nutriments, car une part importante des vitamines liposolubles disparaît à l'écrémage. Pourquoi le lait entier mérite une place de choix dans notre alimentation, surtout chez les enfants.

Études sur le cholestérol & la santé

  • Bundesamt für Gesundheit (Hrsg.): Sechster Schweizerischer Ernährungsbericht 2012. Bern 2012
  • Chowdhury, R et al.: Association of dietary, circulating, and supplement fatty acids with coronary risk: A systematic review and meta-analysis. Ann Intern Med. 2014;160(6):398-406, doi:10.7326/M13-1788
  • de Oliveira, MC et al.: Biomarkers of dairy fatty acids and risk of cardiovascular disease in the Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis. Journal of the American Heart Association 2013; doi: 10.1161/JAHA.113.000092
  • Elwood, PC: The consumption of milk and dairy foods and the incidence of vascular disease and diabetes: an overview of the evidence. Lipids 2010;45:925-939
  • Gonder, U: Fett! Unterhaltsames und Informatives über fette Lügen und mehrfach ungesättigte Versprechungen. Hirzel Verlag, Stuttgart 2009
  • Hoenselaar, R: Saturated fat and cardiovascular disease: the discrepancy between the scientific literature and dietary advice. Nutrition 2012;28:118-123
  • Kratz, M et al.: Dairy fat intake is associated with glucose tolerance, hepatic and systemic insulin sensitivity, and liver fat but not ß-cell function in humans. American Journal of Clinical Nutrition 2014;99:1385-1396
  • Krauss, RM et al.: Separate effects of reduced carbohydrate intake and weight loss on atherogenic dyslipidemia. American Journal of Clinical Nutrition 2006;83:1025-1031
  • Malhotra, A: Saturated fat is not the major issue. British Medical Journal 2013 Oct 22;347:f6340. doi: 10.1136/bmj.f6340
  • Ravnskov, U: The cholesterol myths. New Trends Publishing, Washington, 2000
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