Le comité de l’IP Lait se met d’accord sur un modèle de gestion des quantités

La FPSL satisfaite des décisions

Le comité de l’Interprofession du lait (IP Lait) a pris aujourd’hui deux décisions importantes. Premièrement, l’interprofession s’est accordée sur un modèle de gestion des quantités, et deuxièmement, elle demandera pour celui-ci au Conseil fédéral l’octroi de la force obligatoire générale. La FPSL prend connaissance de ces décisions avec satisfac-tion, en ce sens qu’elles contribuent à stabiliser le prix du lait et à gar-der à la production laitière de la valeur ajoutée.

L’organisation faîtière des producteurs suisses de lait, la FPSL, a pris connaissance avec satisfaction des décisions prises aujourd’hui par l’Interprofession du lait (IP Lait), laquelle, à l’issue de négociations de longue haleine, a pu s’accorder sur un modèle de gestion des quantités. Cela témoigne de la volonté de garder à l’avenir aussi de la valeur ajoutée à la production laitière. La gestion des quantités prend pour référence les quantités contractuelles de 2009. Dans les cas où une partie de cette quantité de référence doit être négociée via la bourse, la réduction doit frapper de manière nettement surproportionnelle les quantités supplémentaires 2008/09. La gestion des quantités peut être ainsi aménagée selon le principe du responsable-payeur sans qu’il ne soit nécessaire de procéder à des restrictions physiques de la quantité.

Lors de l’assemblée des délégués de la Fédération des Producteurs Suisses de Lait PSL de novembre 2008, il a été décidé que la référence pour la gestion des quantités serait la quantité de base 2008/09, contingents supplémentaires inclus, mais sans quantités supplémentaires. La FPSL a toujours défendu cette position dans les négociations de l’IP Lait. Le modèle adopté prend pour référence, à la différence de celui proposé par la FPSL, la quantité contractuelle de 2009. Mais lorsqu’en raison d’une demande insuffisante, il faut réduire l’entier des quantités contractuelles et que la fraction restante du lait ne peut plus être négociée que par la bourse, la réduction frappera de manière nettement surproportionnelle la quantité supplémentaire. Celle-ci est définie comme quantité totale commercialisée en 2009, déduction faite de la quantité de base 2008/09, mais incluant les contingents supplémentaires sans quantités supplémentaires de la Confédération. Il n’est possible de dévier de cette clé de réduction que lorsque tous les partenaires contractuels impliqués autour d’une exploitation se mettent d’accord sur un autre modèle.

Demande de la force obligatoire générale
Pour la FPSL, il est très important que l’IP Lait demande au Conseil fédéral l’octroi de la force obligatoire pour la mise en œuvre du dit modèle. Les non-membres de l’IP Lait se verront ainsi contraints de se tenir eux aussi aux prescriptions en matière de transparence et de gestion des quantités.

Effets pour les producteurs
Il serait exagéré de penser que les décisions prises aujourd’hui vont entraîner une hausse rapide du prix sur le marché du lait. Pour cela, une reprise des marchés internationaux est nécessaire, laquelle semble toutefois se dessiner.
Les décisions prises aujourd’hui devraient cependant permettre d’éviter une pression supplémentaire sur le prix indicatif actuel du lait de 62 centimes au cas où la quantité augmenterait encore. Par ailleurs, il convient de relever que l’IP Lait a donné ici un signal clair en faveur de l’application du principe du responsable-payeur. La FPSL suivra attentivement la mise en œuvre de ce modèle de gestion des quantités et contribuera à son agencement, en intervenant au besoin dans l’intérêt des producteurs de lait.

Renseignements:

Albert Rösti
Directeur de la FPSL
031 359 52 11   079 255 88 56
albert.roesti@swissmilk.ch

Christoph Grosjean-Sommer
Communication Economie et politique
031 359 53 18    079 645 81 36
christoph.grosjean@swissmilk.ch

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Communiqué de presse de l'IP Lait en format pdf

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