Baisse du prix du lait
La pression des producteurs de lait fait effet
Alors que l’industrie annonçait encore il y a quelques jours que le prix à la production du kilo de lait devait baisser de 15 à 20 centimes, l’Association Lait Suisse, où siègent tous les quatre grands transformateurs, a recommandé aujourd’hui de rester en dessous de 10 centimes, soit à 9 centimes de moins par kilo. La pression exercée par la FPSL et les décisions claires prises lors de l’assemblée des délégués ont manifestement eu de premiers effets. Mais selon les estimations du marché de la FPSL, la baisse du prix ne devrait pas dépasser environ 6 centimes. Cela ne sera toutefois possible que si la segmentation de la quantité et du prix décidée lors de l’assemblée des délégués est systématiquement appliquée dans les organisations de vente du lait.
Alors que l’industrie annonçait encore il y a quelques jours que le prix à la production du kilo de lait devait baisser de 15 à 20 centimes, l’Association Lait Suisse, où siègent tous les quatre grands transformateurs, a recommandé aujourd’hui de rester en dessous de 10 centimes, soit à 9 centimes de moins par kilo. La pression exercée par la FPSL et les décisions claires prises lors de l’assemblée des délégués ont manifestement eu de premiers effets.
Neuf centimes en moins par kilo de lait, cela représente une perte de revenu de quelque 300 millions de francs par an pour l’ensemble des producteurs de lait, ou l’équivalent de 900 francs par mois pour une exploitation moyenne. Les conditions d’existence des producteurs de lait, dont le revenu moyen est déjà faible, se détérioreront encore. Les bénéficiaires de cette gigantesque opération de redistribution seront les entreprises, et, dans une moindre mesure, le consommateur : la baisse du prix du lait représente environ 3 francs par personne et par mois.
Quant à la FPSL, elle estime, sur la base d’une analyse de marché fondée, qu’une baisse du prix d’environ 6 centimes est suffisante. Compte tenu du démantèlement des soutiens de la Confédération et de la situation actuelle du marché, cette baisse certes douloureuse serait néanmoins nécessaire pour éviter des pertes de parts de marché.
La FPSL appelle ses organisations à s’en tenir à la recommandation de la FPSL dans les négociations concrètes. Mais il faut pour cela que les décisions de l’assemblée des délégués de la FPSL concernant la segmentation de la quantité et du prix du lait soient systématiquement suivies dans les régions. Tant que cela ne sera pas le cas, le risque de sous-enchère en sera d’autant plus grand et, par conséquent, les baisses de prix seront nettement plus marquées.
Toute baisse du prix du lait au-delà du strict nécessaire n’a pas de sens et est extrêmement douloureuse pour les producteurs. Car aussi bien les consommatrices et consommateurs que le commerce de détail et les organisations de consommateurs ont prouvé précisément cette année qu’ils sont tout à fait disposés à payer le lait et les produits laitiers au prix actuel, parce que la qualité vaut le prix et que ce prix est un élément indispensable du revenu des producteurs de lait.
Renseignement:
Peter Gfeller
Président de la FPSL
079 335 09 73
suissegfeller@bluewin.ch
Albert Rösti
Directeur de la FPSL
031 359 52 11 079 255 88 56
albert.roesti@swissmilk.ch
Christoph Grosjean-Sommer
Communication Économie et politique
031 359 53 18 079 645 81 36
christoph.grosjean@swissmilk.ch
